samedi 28 janvier 2017

À celle qui ne m'a pas aimé.

Très chère,

Oui vous, celle qui ne m'a pas aimé. Il n'y avait pas de passion, pas de gestes romantiques, seulement une amitié, que j'adorais mais j'avais besoin de beaucoup, beaucoup plus. Mais vous aimiez être aimé. Vous avez fait monté en flèche l'attention que je vous ai porté, les moments que nous avons partagés, mais tout cela n'a jamais été scellé par un baiser passionnel. Juste de l'espoir et un cœur plein de mal sur ma fin. J'ai essayé de terminer les choses avec vous plusieurs fois, littéralement des centaines de fois. Mais vous reveniez toujours, j'étais sous une étrange dépendance. Vous ne méritiez pas ce piédestal sur lequel je vous ai installé, vous ne méritiez pas mon amour et vous ne m'avez certainement pas mérité. Non pas que vous n'étiez pas méritoire de tout cela, mais que vous n'avez jamais pris le temps, fait l'effort, ou produit l'énergie d'avoir le droit à tout cela. C'est ma faute si je vous l'ai donné gratuitement.

Je n'ai pas de vos nouvelles depuis environ deux ans, et si j'ai voulu en avoir, aujourd'hui je n'en veux plus. J'espère que vous avez trouvé cet homme qui peut vous donner autant que je l'ai fait et même plus et que vous le méritez en le lui rendant. J'espère que vous êtes heureuse et épanouie, que vous êtes belle, mais je sais que vous le serez toujours. Vous m'avez appris ma valeur en ne me valorisant pas. Vous m'avez appris qu'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas n'est pas de la bravoure, mais de la lâcheté et ne peut qu'apporter tristesse et déception. Alors merci. Sans vous je n'aurais pas fait les rencontres que j'ai fait depuis et vécu des instants magiques. Vous m'avez inspiré par votre manque d'inspiration. Vous m'avez fait désirer l'amour que vous ne pourrez jamais me donner. Je vous remercie.

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Celui que vous n'avez pas aimé.

mardi 24 janvier 2017

Construire, détruire

Dans la vie, en amour et à toute occasion, nous avons le choix, de construire ou détruire. C'est vraiment une constante bataille. Nous sommes toujours déchirés. Il semble, peu importe ce que nous faisons et où nous allons, que nous faisons toujours ce choix. Construire ou détruire.

Les relations humaines sont construites, érigées à partir de rien. Nous donnons notre temps, notre énergie et notre amour, pour construire, créer quelque chose de grand. Nous établissons des amitiés, des relations amoureuse, des connaissances de jeux. Mais en chaque action, chaque mot, chaque intention, se trouve le choix, de construire ou de détruire. Nous créons et brisons. Nous nous embrassons et nous touchons l'autre, où ça fait mal, en plein le cœur, là d'où vient ce choix. Nous sommes toujours à détruire ce pour quoi nous avons travaillé si dur à construire. Les amants deviennent des étrangers et les étrangers deviennent danger, la confiance entre eux est détruite, même après des tentatives de construire un ensemble solide.

Voyez, nous avons crée des abris et des bombes, des hôpitaux et des cimetières, des maladies et des vaccins. Nous souffrons au travers de cauchemars à courir après nos rêves. Nous nous minimisons les uns et les autres au lieu de nous complimenter et de nous encourager.

Nous créons, nous détruisons. Constamment, toujours. Nous donnons naissance et nous tuons. Nous aimons et nous détestons. Parfois, nous faisons les deux en même temps.

Nous sommes des mortels, agissant comme des dieux, se prélassant satisfaits devant leurs créations, même celles qui mèneront à notre destruction.

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@Équilibre

Nous aimons construire et détruire et nous perdent entre les deux. A chaque moment, chaque chemin, chaque décision que nous prenons, rappelons-nous que nous avons le choix, mais s'il vous plaît choisissons à bon escient.

mardi 17 janvier 2017

Attendez-moi.

Attendez-moi, près de la porte. Nue, prête à obéir à mes mots qui tombent, pesant sur votre corps soumis. Mes mots poussent en vous, vous excitent et vous frappent aux bons endroits. Ne faite rien d'autre que légèrement incliner la tête et murmurer "Oui Monsieur".

À genoux, fière dans votre soumission, vous laisserez les vagues de sérénité, s'écraser contre vous, laver votre stress. Votre esprit sera une page vierge sur laquelle je graverai mes perversions. J'y conterai comment je vais vous baiser, vous blesser et vous faire complètement mienne, livre de mes plaisirs.

Attendez-moi. Sachez que l'attente vaut la peine. Laissez l'anticipation être si intense que vous pourrez vous sentir mouiller, par rien de plus que la pensée de ma main serrée sur votre cou, alors que votre vision s'affaiblira et votre corps se réveillera, en fièvre.

Attendez-moi. Mais je ne vais pas vous faire languir trop longtemps, ma faim et mes besoins sont tout aussi intenses et j'ai l'intention de prendre ce qui m'appartiendra aussi fort et aussi longtemps que je le voudrai.

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Parce que je le veux. Attendez-moi, parce que je le dit et que vous aimerez obéir à mes ordres.

mardi 10 janvier 2017

Vous n'êtes pas brisée.

Vous n'êtes pas brisée, ou endommagée. Perdue ou oubliée. Vous êtes simplement vous. Nous connaissons tous différentes circonstances et situations, infractions et infections. Pensées qui parfois nécessite ces interrogations.

Croyez-moi, vous n'êtes pas brisée, vous vous réparez et tendez vers vos impérieux besoins.

Nous nous sentons tous malmenés, accablés, désespérés. Cela ne signifie pas que vous êtes faible, mais que vous avez besoin de trouver sécurité et confort.

Laissez les choses être, parfois nous devons respirer, écouter, entendre, être serein. N'être qu'un Être.

Qui serez-vous à la fin de la journée? Nous cherchons uniquement paix, confort et épanouissement. Vous n'êtes pas brisée si vous échouez à ces trois. Une erreur n'est qu'une erreur.
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Comprenez, vous n'êtes pas brisée. Réalisez, en vous sommeil le succès.

lundi 2 janvier 2017

Un petit détour

Vous savourerez ce dîner accompagné d'un excellent vin en ma compagnie. En quittant le restaurant, je vous aiderez à enfiler votre manteau, je vous ouvrirai la porte. Je prendrai votre main, et vous entrainerai dans les rues éclairées par le halo des réverbères. Sans doute penserez-vous que je vous  guide vers un bar cosy pour terminer la soirée...

Brusquement je bifurquerai dans une ruelle et nous arrêterai devant une porte dérobée d'un chantier d'immeuble. Vous me demanderez sans doute pourquoi nous avons quitté la rue principale. Saisissant votre nuque fermement et vous regardant à travers les lumières provenant de la rue sombre, je vous ordonnerez de vous taire, une surprise vous attend.

Dans vos yeux on devinera la peur et l'excitation se mêler dans un cocktail érotique. Vous vous agiterez légèrement sous un pic soudain de votre pression artérielle, vos lèvres trembleront alors que je resserrerai mon emprise.

Je vous conduirai vers un sous-sol sombre à l'aide la lampe de mon téléphone, par des escaliers froids et sombres. Je percevrai votre cœur battre derrière moi, et l'entendrai crier pour être pris et ravagé. Qui suis-je pour le décevoir?

Arrivés devant un box, je vous pousserai contre le mur, tandis que je saisirai d'une main votre gorge et de l'autre vous caresserai la chatte par dessus votre lingerie après avoir troussé votre jupe. En écartant brièvement votre culotte, vous mouillerez mes doigts. Votre respiration sera lourde et vos gémissements s'élèveront, vous transpirerez, j'aurai plaisir à vous voir briller ainsi.

D'une sacoche de cuir je tirerai une corde et vous attacherai les mains au-dessus de la tête, puis sécuriserai le lien sur le réseau de tuyaux au-dessus de nous. Progressivement la tension allongera vos bras, votre corps s'étirera, vos talons décolleront, seuls vos orteils touchent encore le sol. Puis je lancerai au sol, sous vos pieds... Je vous maintiendrai ainsi et vous ne pourrez rien y faire. Effrayée et gémissante, vous pousserez un cri de frustration, il remplira aussitôt la pièce d'un son délicieux. Vous devinerez, ce soir là vous allez crier, fort, de plaisir et de douleur.

Martinet en main je flagellerai vos cuisses, progressivement vous sentirez vos forces quitter vos jambes, la position sera de plus en plus difficile à tenir. Lorsque mes doigts prendront possession de votre sexe, vous ne pourrez vous retenir de couler sur la paume inquisitrice et de faire entendre ce son que seule une femme docile et humide, fouillée dans un sous-sol peut avoir. J'empoignerai vos cheveux, les tirerai en arrière et de l'autre main vous fesserai, variant force et vitesse.

La corde qui vous maintient se distendra progressivement, vous vous agiterez dans l'espoir de poser un pied au sol. Lorsque vous y arriverez, vous pousserez un crie, piquée par les punaises! "Où croyez-vous aller?" vous demanderai-je, railleur alors que vous essayerez de les déloger. Obligée de vous maintenir en appui sur vos orteils, je savourerai chaque seconde.

Vos jambes, votre cul seront fouettés, maltraités jusqu'à ce que  de nouveau vous reposiez  pieds, cette fois, vous crierez de douleur. Remontée sur vos orteils, vous demanderez grâce. "Je vais vous délivrer, mais pas avant 10 coups supplémentaires et que vous ayez joui pour moi" annoncerai-je. Vous amener à l'extase après ce traitement ne sera pas difficile, votre clitoris implorera d'être caressé. Je jouerai avec pendant que d'autres doigt vous fouilleront jusqu'à votre jouissance, secouée par ces caresses simultanées, à en oublier les punaises.

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Puis je vous détacherai et vous conduirai dans un coin de la pièce. Assis dos au mur et je vous installerai entre mes jambes. Tandis que vous boirez une eau fraiche comme si c'était la chose la plus savoureuse qu'elle n'ayez jamais gouté, je vous embrasserez le cou et vous dirai combien je suis fier de vous. Vous replierez vos jambes et me penchant en avant, délicatement je retirerai les punaises. Vous ne prononcerez mots, votre respiration sera douce. Apaisée vous observerez la pièce sombre, épuisée mais calme, en sécurité, heureuse dans mes bras bienveillants.