mardi 29 septembre 2015

Ni punition, ni récompense.

Elle est à genoux au bord du lit, nue, dressée, cambrée, fière, son intimité tournée vers moi, offerte. Ma main gauche enserre son cou comme un collier naturel, alors que ma main droite caresse les rives de son intimité. J'embrasse le lobe de son oreille droite et d'un ton calme mais ferme et décidé, je lui annonce que je vais lui faire mal, et profiterai de chaque marque que je laisserai sur son corps. Ses yeux inquiets se fixent sur moi et innocemment:

"Mais ... Mais ... je suis une bonne fille ... Pourquoi voulez-vous me faire mal?"

Ceci n'est pas une punition, ni une récompense. Chacun de mes coups sera guidé par mon désir de vous emmener loin de ce bruit qui résonne en vous. Chaque coup de ma cravache, sera l'affirmation de notre lien, de notre confiance, de notre plus intime besoin de l'un l'autre et de notre totale exposition à la lumière de l'autre, mais plus que tout, vous trouverez le bonheur de m'appartenir. Chaque fois que ma main rencontrera vos fesses nues, elle sera l'expression sadique et sensuelle de notre union. Après avoir fessé, giflé et marqué votre joli cul, de mes doigts je frôlerai, caresserai, pénétrerai la source de votre fleuve jusqu'à ce que je vous conduise dans ce royaume de félicité. Alors que vous serez à genoux, mon sexe dans la bouche, je tirerai vos cheveux en arrière, vous giflerai et je planterai mon regard dans le vôtre. Non par cruauté, mais par plaisir de voir au plus profond de vous et de partager cet instant où la honte effacée, vous êtes fière de m'être soumise. Je caresserai vos cheveux et m'assurerai que vous savez combien je suis fier de vous.

Vous voyez, je tiens à vous apprivoiser, vous blesser, et vous utiliser, mais ce n'est pas une punition, parce que dans tout cela, je tiens à vous submerger de plaisir. Vous voyez, tout ce que je vais faire n'est pas parce que vous avez été mauvaise, ou délicieusement docile, mais parce que vous le réclamez pour mon plaisir et le vôtre. Ceci n'est pas une punition, ni une récompense mademoiselle. Maintenant, venez ici prendre votre raclée, pour notre plaisir.



"Oui Monsieur..."



vendredi 25 septembre 2015

Des nœuds de suspensions.

Il y a souvenirs et souvenirs, certains sont si profondément enracinés dans le tissu de nos vies, qu'ils deviennent inoubliables, ancrés en nous pour le restant de nos jours.

Ils sont des nœuds de mémoire qui reviennent incessamment au fil des jours, parfois faiblement, comme l'appel lointain d'un murmure de désespoir, d'autres fois leur force est celle d'un raz de marée venu effacer le présent. Certains de ces moments, les plus douloureux, induisent une sorte de servitude mentale qui vous maintient dans une paralysie émotionnelle.

J'essaye de comprendre et de défaire ces nœuds dans de vaines tentatives d'échapper à un passé qui sera toujours en moi. Certains sont trop complexes, trop difficile à défaire. Mais je peux m'en servir, et tisser des lignes de suspension qui me permettront de flotter dans l'air du temps. Au lieu d'être retenu, je serai suspendu, au lieu d'être prisonnier, je serai porté par ces nœuds comme par un harnais de poitrine, et libre de m'élever au-dessus de la mélancolie chaque fois qu'elle me gagne.



Photo @Équilibre

mardi 22 septembre 2015

Elle veut (2)

Elle s'était oubliée durant leur relation. Qui était-elle sans personne pour le lui dire, que penser d'elle-même alors qu'elle avait une vision malsaine de sa personne? Elle avait appartenu à quelqu'un suffisamment longtemps pour qu'être seule soit une renaissance. Elle ne se reconnaissait plus dans le miroir. Terrible et insoutenable torture de ne pas s'aimer, de ne plus savoir qui l'on est.

Elle a essayé à plusieurs reprises. Toujours tout donner, sa confiance, son corps et son amour pour finalement être trompée, maltraitée, abandonnée. Après s'être ainsi offerte, quittée une fois de plus, elle ne reçut rien en retour. Une partie d'elle est restée avec lui, perdue à jamais. Un jour, après avoir été abusée une fois de plus, pensait qu'elle n'aurai plus d'amour à offrir. Vidée de la confiance et du désir d'être vulnérable, elle s'enveloppa d'une carapace indestructible.

Elle a peur de perdre ce qui reste, elle sait que c'est rare et précieux et il devra en être encore plus conscient. Elle veut un Maître qui la possédera et l'aimera. Elle veut servir et être chérie. Elle veut se soumettre et trouver sa place dans sa domination. Elle veut aimer et être aimé, être reconnu femme et soumise, être sa propriété et pour le restant de sa vie, elle veut se sentir chez elle dans le confort et la sécurité de leur lien.

Elle veut rencontrer ce Maître, franc honnête et respectueux, qui saura l'amener à offrir ces parts d'elle qu'elle ne verra jamais revenir. Elles ne lui seront plus jamais propres, elles deviendront les leurs. Elle a encore tant à offrir, elle ne doit pas se sous-estimer, elle veut servir quelqu'un qui sache la valeur inestimable de ce don . Elle ne veut pas vivre dans le passé, ni le revivre, elle est prête à un futur, inspiré par quelqu'un en qui elle verra un avenir.

Elle veut aimer, servir, et en retour, elle veut être protégée choyée et soignée, recevoir un amour réciproque, un échange, un partage, des idées et des désirs mutuels assouvis. Elle ne veut pas être uniquement un objet de désir. Elle veut être elle-même, et elle veut que cela signifie autant pour lui que pour elle.
@HardTied.com

vendredi 18 septembre 2015

Dans cet espace entre amants et amis

Il l'aimait en majuscule, elle l'aimait en minuscule. Elle n'avait que des attraits, pourquoi n'a t-il pas été sa capitale? Il était maladroit, elle était réservée. Il la fit sourire, elle lui donnait le vertige. Vers elle, il avançait, elle restait en retrait. Dans cet espace entre amants et amis, entre un début et une fin.

Entre eux, ils ont beaucoup parlé, mais pourtant, ils ne savaient rien l'un de l'autre. Il savait qu'il l'aimait, elle savait qu'elle aimait son admiration. Il essayait de s'approcher, elle partait étouffée.

Il était perplexe devant son inconstance, elle était submergée par son insistance. Dans cet espace entre amants et amis, entre un début et une fin.

Ils ont partagé de bons moments, de bons mets et du bon vin. Mais jamais une belle rencontre. Il détestait la poursuivre, elle aimait le faire attendre. Dans cet espace entre amants et amis, d'où vous ne sortez jamais, où il n'y a jamais de fin. Jusqu'à ce qu'elle décide d'y mettre fin. Elle n'a pas dit un mot, elle est partie sans s'expliquer.

Dans cet espace entre amants et amis, entre un début et une fin, maintenant il y a le vide.

lundi 14 septembre 2015

Dépasser ma limite...

Ne soyez pas surprise, blessée ou perplexe. Vous aimer est ma stricte limite. Ne prenez pas mes attentions pour de l'amour, ne confondez pas mes ordres avec un avenir qui ne viendra pas. Il sera rempli d'affection et de bienveillance, mais d'amour, il n'y aura pas.

Je serais présent dans l'intimité et la réalisation de vos fantasmes. Votre besoin de soumission sera assouvi et cultivé par la discipline que je vous imposerai. Mais n'interprétez pas tout cela comme la promesse que je serai toujours votre Maître. L'amour est ma stricte limite, je respecte les vôtres, j'attends que vous respectiez la mienne.

Je vous dois l'honnêteté, le partage, l'échange. Je vais vraiment prendre soin de vous, mais ne me poussez pas vers quelque chose que je ne suis pas capable de vous offrir aujourd'hui. Je vais vous malmener, mais pas vous maltraiter, vous utiliser mais jamais abuser de vous. Je vais prendre le pouvoir que vous m'aurez volontairement abandonné, nous allons avancer avec l'idée de vivre et de se laisser vivre. Ce sera délicieux et profond, mais ce ne sera pas de l'amour.

Vous n'acceptez pas ma limite, passez votre chemin et déclinez mon offre, mais ce n'est pas négociable. Cette limite est la mienne. Je n'ai pas à me justifier, et vous n'avez pas à tenter de la briser. Vous pouvez respecter ma limite ou pas, ce choix vous appartient.


Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas cette fois...
Un jour...



samedi 12 septembre 2015

Mes cordes et vous

Elles reposent lovées sur elles-mêmes, à coté de vous qui attendez à genoux sur le tatami. Elles vous observent tout autant que vous vous imprégnez de leur odeur, de leur couleur. Elles scrutent votre silhouette cherchant les plus beaux sentiers de votre corps, bientôt elles viendront les défricher, vous dévoilant d'une façon que vous ne pouvez imaginer, vous libérant dans un espace-temps qui vous est encore inconnu.

Elles veulent lier vos émotions dans leur confort, emprisonner votre corps dans leur inconfort, échauffer votre peau, creuser votre chair et graver leurs marques. Ressentez leur emprise quand elles se tendent, leurs vibrations se propager en vous. Elles vous réclament, offrez leur votre abandon.

Elles nous invitent à un autre langage, nous forcent à inventer nos mots et à écrire un conte éphémère le temps d'une danse tous les trois. Elles sont les lignes sur lesquelles poser nos plumes, elles sont l'encre de cette histoire irréelle mais si vivante, enfouie au plus profond de nous.

Elles se courbent, se plient et se faufilent partout. Elles construisent et détiennent, en vous faisant frémir, encore et encore, jusqu'à ce que vous appeliez à une douce délivrance. Les nœuds sont lentement défaits, elles glissent sur votre peau tel un souffle d'air, et alors que votre corps recouvre sa liberté, vous perdez celle dans laquelle elles vous avaient liée. La tension s'est relâchée, et les cordes difformes au sol ne sont plus rien sans vous à modeler; nue vous rêvez de leurs prochaines caresses...





mardi 8 septembre 2015

Le coeur riant

Ta vie est ta vie
Ne te laisses pas abattre par une soumission moite
Sois à l’affût
Il y a des issues
Il y a de la lumière quelque part
Il y en a peut-être peu
Mais elle vainc les ténèbres
Sois à l’affût
Les dieux t’offriront des chances
Reconnais-les
Saisis-les
Tu ne peux battre la mort
Mais tu peux l’abattre dans la vie
Plus souvent tu sauras le faire
Plus il y aura de lumière.
Ta vie, c’est ta vie.
Sache-le tant qu’il est temps
Tu es merveilleux
Les dieux attendent de trouver la joie en toi.
 
Charles Bukowski – Le cœur riant (The Laughing Heart, 1996)



 Tom Waits

vendredi 4 septembre 2015

Le contraire de la solitude

En cherchant des articles sur le thème de la solitude, j'ai découvert celui-ci

Il n'y a peut-être pas qu'une seule expression pour évoquer le sentiment que j'aimerais ressentir de nouveau. Je sais exactement ce qu'il est mais il m'est difficile de le définir. Le mot qui s'en approche le plus, est sans doute l'appartenance.

Appartenir à quelqu'un ou quelque chose n'est pas si évident, et parfois, cela n'efface pas la solitude. En ce moment j'ai plusieurs occupations, qu'elles soient professionnelles, culturelles ou sportives, et aucunes de celles-ci ne m'apporte de réel réconfort.

L'appartenance dont je parle est un état d'émotionnel. Elle n'est pas physique, elle est avant tout un sentiment. Sentiment qui n'existe pas lorsque vous participez à quelque chose, mais qui est très présent lorsqu'il est partagé que ce soit de l'amitié ou l'amour. Vous vous sentez simplement en lien avec l'autre, une fusion, une connexion.

Beaucoup d'entre nous ont eu des relations amoureuses ou simplement charnelles et qui finalement se sentaient seul. Si être en compagnie ne peut guérir votre solitude qu'est-ce qui le peut? L'appartenance. Vous percevez que le lien est réciproque, qu'il y a une affinité particulière, de l'amitié ou de l'amour, vous ne vous sentez plus isolé, vous êtes dans l'instant et ne voulez pas être ailleurs.

Lorsque ce sentiment est absent de nos relations ou bien que nous sommes nous-même absents en la présence de personnes, la solitude prend place et si j'aime de temps à autre me retrouver seul volontairement, je suis fatigué de la vivre alors qu'elle s'impose à moi.


Nous ne trouverons peut-être jamais le mot parfait pour décrire le contraire de la solitude, mais les personnes seules ne cesseront jamais de chercher leur place et de s'y réfugier. Peu importe ce mot inconnu, car il est plus qu'un mot, il est un refuge, un abri, que nous recherchons tous.



mardi 1 septembre 2015

Je ne cherche rien.

Je discutais ce week-end avec une très charmante personne qui pensait que j'avais une Muse à mes côtés. Ma réponse négative l'a un peu surprise.

J'ai en ce moment le besoin de respirer, de savoir, de comprendre, de confirmer ce que je veux. La personne, la construction, l'échange. De nombreuses variables, si peu de constantes. Mais une chose dont je suis certain, je ne veux pas blesser ou être blessé, du moins pas de cette façon. Je dois laisser s'en aller ce qui était pour trouver ce qui est.

Je sais uniquement que je veux quelqu'un qui souhaite prendre le temps, qui ait le désir d'apprendre à me connaître. Vous pouvez m'observer, faire ce que vous devez afin de vous sentir à l'aise. Mais il n'y a pas de raccourcis quand vient l'apprentissage de mon cœur, de mon passé, de mes manies, de mes désirs, de mes pensées, de mes faims et de mes passions.


Je veux aller lentement. Si vous êtes incertaine après avoir appris mes vérités, alors nous pouvons en rester là, aucun mal, aucune faute. Mais soyez franche, honnête et limpide dans votre décision. Ne me dites pas vos doutes, ne me dites pas vos raisons, je n'ai pas besoin de votre jugement, je ne veux pas savoir votre sentence. Je veux vous connaître et être connu par vous, si ce que vous trouvez est désagréable, pas attirant, ou ne correspond pas à vos attentes, je peux vivre avec ça. Personne ne peut s'entendre avec tout le monde, et j'aime qui je suis, peu importe que vous m'aimiez ou pas. Je souhaite simplement quelqu'un qui veuille apprendre à me connaître, m'aimer comme je suis, comme je veux aimer cette personne tel qu'elle est. Voilà ce que je veux!


Aujourd'hui, je dois simplement patienter dans le vent que mon cœur finisse de guérir, ensuite je serais ouvert à une rencontre. Et, je l'espère, vous aurez les mêmes attentes quand nos chemins de traverses se croiseront...