mardi 21 mars 2017

Unique entitée.

Il est facile de ne prendre que la partie qui vous intéresse d'une personne et d'ignorer les autres. Dominant ou soumise, expérimenté ou non, c'est la plus grosse erreur possible, en ne comprenant pas que les gens sont beaucoup plus en strates que ce qu'ils veulent bien montrer d'eux.

Pensez à quel point une femme se sentant libérée, peut dire en publique qu'elle est soumise, salope, pute, maîtresse, dominante ou faire toute autre déclaration, fière de sa sexualité. C'est un acte très puissant quand on s'approprie sa sexualité et l'une des pires choses que vous pouvez faire est de lui manquer de respect en la réduisant uniquement sa sexualité.

Tu veux la salope, respecte la femme dans laquelle elle réside. Tu veux la soumise, apprends à connaître la dame qui a envie de t'offrir ce côté-là. Vous ne pouvez pas obtenir la partie d'une personne que vous voulez, et négliger les autres.

Nous sommes des êtres complexes, divers, qui doivent être et présenter différentes versions d'eux-mêmes tout au long de la journée. Je suis dominant, j'ai une sexualité débridée et épanouie, mais c'est une partie de moi, pas tout de moi. Afin de me connecter à une personne dans un contexte BDSM, je dois et ai besoin de me connecter à elle en dehors de ce contexte.

Si vous voulez la salope, la soumise ou la chienne, alors découvrez, apprenez et chérissez la personne toute entière.

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Si vous voulez vraiment posséder quelqu'un, vous ne pouvez pas posséder une seule part, vous devez les posséder toutes; une unique entité.

mardi 14 mars 2017

Respirez...

Cela commence par un regard, un regard pénétrant qui vous maintient en place, puis vous serre fermement. Mes yeux s'illuminent du sombre spectacle, de ma passion palpitante, vous sentez votre respiration se restreindre. J'observe un léger soulèvement de votre poitrine, vos seins s'effondrent à chaque pensées de mes mains sur vous.

Je ventile mes ordres d'une voix éloquente, vous vous affaiblissez quand mes mots vous pénétrèrent, vous possèdent. À genoux, la tête baissée et les bras croisés dans le dos, chaque respiration est un moment mémorable. Goûtez l'énergie volatile qui émane de cette pesante atmosphère, le suspens vous étouffe imperceptiblement. À la chaleur de mon corps à quelques centimètres, vous devinez l'ombre de ma présence éclipser tout désir que vous auriez en dehors du mien. Vous avez besoin de moi, vous le voulez tellement que votre corps vous trahit en me tendant une invisible main. Concentrée sur votre lourde respiration, vous nagez mouillée sur la mer de ma domination, alors qu’implacablement, je vous noie.

Ma main vive et farouche retrouve votre gorge. Expulsez le stress, le doute et la peur hors de vous, ne soyez plus que l'objet de mon désir, soumis et apaisé, que je vais baiser et étouffer. Qu'il ne vous reste plus que la force de chuchoter mon nom dans un souffle affaibli.

Et même après que nous ayons fini, vous ne pourrez toujours pas respirer facilement. Non pas que je vous aurez blessé, mais que la pensée de tout cela ne vous libèrera pas, chaque minute se rejouera en vous, contrôlera encore votre respiration, vous amenant vers une apogée rarement ressentie.

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J'aime maitriser la respiration et je n'ai pas toujours besoin de mes mains pour le faire.

mardi 7 mars 2017

Encordée

J'aime la façon dont la corde entoure et glisse sur la peau. Fermement serrée, piégeant dans une position précaire de plaisir. Agenouillée, allongée, assise, suspendue, délicieuses visions.

J'aime sa façon de maintenir, de découvrir, et d'aimer. En vous laissant suspendue, comme la beauté suspend le temps dans les crevasses de mon esprit. le corps et la corde semblent si entrelacés, qu'il est difficile de dire où les nœuds s'arrêtent et où la chair commence. Les laissant toutes les deux profondément emmêlées dans un pur moment de passion.

Tordant et tournant, tirant à elle, creusant la peau, La corde est parfois sadique, impitoyable de sensualité, viscéralement à couper le souffle, alors qu'elle s'enfonce profondément vers la liberté du moment, une liberté de lâcher prise, volée à la beauté de l'instant.

D'un sourire aveuglant, je peux dire qu'elle est aimée. Parfois, elle est portée comme une robe préférée, et j'aime quand elle est ainsi portez pour moi, couturier inspiré par le corps offert, revêtu de mes plaisirs, enlacé par ses désirs.

Je ne sais comment cela arrive, mais chaque fois que j'attache, mes pensées se mettent en nœud et je suis lié par la beauté du moment. Emprisonnée et impuissante, belle au-delà des mots, si délicieuse, c'est la seule fois où je suis triste de déshabiller.


Encordée, vous devenez œuvre d'art, et c'est toujours merveilleux d'en être auteur et témoin.

mardi 28 février 2017

Je vais (4)

Je vais, me débarrasser de toute compassion, m'habiller de l'animal sauvage qui sommeil en moi, avoir encore apparence humaine, avec la férocité d'une bête, à la recherche de son prochain repas.

Je vais, me lancer dans une chasse primitive, brute, crue, née de l'intensité et la force d'une domination qui vous abandonne, proie, à votre vulnérabilité, à votre excitation, disposée et désireuse d'être possédée, apprivoisée et dressée, comme l'animal auquel je vais vous réduire.

Je vais, user de votre corps et pendant que nous serons enchevêtrés dans le partage de cette énergie sexuelle, nous communiquerons de bruits, de gémissements, de grognements et de halètements, animaux luttant pour le même carnage, jouant dans la crasse de leurs désirs les plus sombres.

Je vais, faire de vous mon animal de compagnie, vous battre et vous éduquer, vous soigner, vous immerger totalement dans ma possession. Et je vais le faire de façon certaine. D'une manière qui proclame votre appartenance, et vous désigne comme mon festin. Et quand je suis affamé, je me nourri.

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C'est excitant comme l'enfer de vous prendre comme un animal, mais c'est incroyablement beau de vous traiter comme tel, de vous faire pleurer, supplier et de vous tenir en laisse.

mardi 21 février 2017

Un implacable besoin

Je vais vous faire mal. Non ce n'est pas ça. J'ai un besoin implacable de vous faire mal. Vous marquer et briser votre être de mes remous sur votre corps lié et impuissant. J'ai besoin d'entendre ces gémissements qui émanent de vos rêves les plus sombres, à chaque coup de ma main sur ma propriété nue, que je possède dans l'instant.

Vous utiliser, vous formater et vous plier à mon plaisir. Vous transformer en une chose, une poupée, un récipient de mon plaisir. Vous baiser et manipuler et vous baigner dans la pleine conscience de votre appartenance, prise au piège vous ferez comme je vous l'indique. Dans la liberté de ce pouvoir que vous m'offrez, avec votre volonté et vos besoins d'évasion, vous trouverez une joie qui explosera à chaque orgasme, chaque coup vicieux brisera vos envies déviantes en un million de pièces de plaisir. Une fois assemblées, vous verrez mon regard flotter au-dessus de votre corps à genoux. Vous vous sentirez aimée, utilisée et possédée de telle manière, que vous aurez envie de pleurer. Mais vous préférerez enterrer votre tête entre mes jambes et goûter mon nectar comme un impérieux besoin à votre survie.

Je vais vous faire mal, un implacable besoin, auquel vous répondrez chaque fois que j'en aurais le désir, et plus que ma douleur que vous désirez, me rendre fière sera votre satisfaction ultime.

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Je vais vous marquer de ma passion, vous les porterez avec une fierté.