mercredi 11 juillet 2018

Un esprit sadique

Elle m'a dit vouloir mieux comprendre un esprit sadique...

Je lui ai dit de fermer les yeux. Imaginez-vous penchée sur la table, menottée, chacune de vos chevilles attachées aux pieds de la table, courbée et impuissante. Anticiper le premier impact. Respirer l'instant et exhaler un soupir exaltant une fois que le coup initial vous ait écrasée.

Son cul se tortilla alors qu'elle réalisait à quel point c'était bon. Son dos se cambra de telle sorte que son corps réclamait le second claquement. Puis le troisième, le quatrième, au cinquième elle perdit le compte alors que les coups continuaient de pleuvoir. Ses soupirs se métamorphosaient en gémissements et ses tremblements en vibrations sonores contre la table.

Elle suppliait pour que cela continu. Il semblait qu'elle en avait plus besoin que l'air, plus que tout autre chose, c'était sa seule et unique faim dans l'instant. Être frappé, être contrainte, vivre au plus profond de sa chair ce moment, prise au piège par l'extase.

Au coup de martinet contre son sexe, elle laissa échapper un cri orgasmique. C'était à couper le souffle et tellement délicieux à voir, à entendre. Encore plus en sachant que j'étais à l'origine d'un tel son sorti des profondeurs de son corps offert.

Couverte de marques, sa respiration était erratique. Elle suppliait encore pour prolonger l'instant. J'ai refusé. Ce n'était pas ses règles, jamais ses règles. Cette frustration ajoutée à son supplice était une torture en soi et un sadique adore la torture.

Elle a demandé: "Qu'est-ce que c'était ? Parce que c'était incroyable!"


Ma chère, c'est exactement cela un esprit sadique.

mercredi 27 juin 2018

Je vais (5)

Je vais vous mettre à genoux, nue, au bord du lit. Vos mains étroitement liées à l'arrière de votre dos sans aucune chance de vous échapper, vos jambes écartées tandis que vos chevilles sont attachées à une barre d'écartement et vos yeux sont bandés. La seule vision que vous aurez, et celle d'images érotiques et de délicieuses tortures que vous imaginerez.

Je vais lentement et doucement caresser votre sexe. Lisser de la pulpe d'un doigt l'humidité entre vos lèvres, les écarter, exposer votre délicieuse intimité. Puis d'un pouce je stimulerai votre clitoris. Le frotter pendant que je caresse votre sexe avec mon autre main.

Vous coulez, vous gémissez de plus en plus, vous vous penchez vers moi et mon corps vous empêche de basculer du bord du lit. Alors que je vous relève, j'accentue la pression sur votre clitoris éveillé et caresse vos lèvres gonflées d'une manière plus agressive. Je peux vous sentir vous appuyer sur moi, deviner que vous tirez sur votre servitude et voir votre chair devenir rouge comme une rose alors que je caresse vos épines.

Je vais vous faire frémir, vous embrasser de façon passionnée et suffocante, contrôler votre respiration de mon baiser. Alors que vous haletez pour respirer sous mes lèvres pressantes, je force violemment votre jouissance, secouée de spasmes, vous tentez de vous dégager. Mais je continue de ravager votre intimité offerte pendant que vous souffrez délicieusement à travers l'intensité du plus bel orgasme que vous ayez ressenti depuis un moment.

Je vais goûter vos lèvres et vous faire sentir mon euphorie alors que votre corps ondule dans l'érotisme de l'instant.


Vous embrasser comme vous jouissez est un régal.

mercredi 13 juin 2018

Suppliez!

Je veux que vous mendiez et que vous imploriez, pendant que vous ramper jusqu'à moi à quatre pattes. Gémissante, "s'il vous plaît".

Mes rires vous tourmentent sans fin. Vous levez la tête avec ces beaux yeux tristes, un regard de frustration, à me faire durcir de vous voir souffrir si facilement. J'ai le pouvoir de vous faire attendre. Mon non est la chose la plus brutale avec laquelle je vais vous frapper ce soir.

"S'il vous plaît ... monsieur ...... s'il vous plaît", vous allez pleurer et je vais simplement m'asseoir et me relaxer, profiter de chaque seconde en vous regardant bouillir d'un besoin brut. Vous êtes si belle, réduite à être mon animal de compagnie.

Restreindre votre liberté, attacher vos mains, ouvrir vos cuisses, vous faire perdre encore plus patience, saisir un foulard de soie et caresser doucement votre peau, pendant que j'énumère en détails les sévices que vous avez réclamé, et voir si vous voulez toujours que votre corps souffre sous mes mains.

Suppliez!

Le tissu entre vos jambes, s'humidifie rapidement alors qu'il glisse sur vos lèvres gonflées de désirs.

Mendier!

Et vous le faites avec une incroyable conviction, le besoin et le désespoir dans votre voix,  un ton fiévreux qui ne me laisse d'autre choix que de récompenser votre obéissance.

Je plonge mes doigts dans votre moiteur, vous arrachant facilement un orgasme avec d’habiles mouvements et l'ordre ferme de jouir. Vous vous penchez sur moi et me mordez le bras alors que vous goûter à cette délicieuse délivrance, si ardemment désirée et suppliée toute la soirée.

"Bonne soumise".

Ces deux mots vous libèrent du lien cérébral dans lequel je vous ai enveloppé et vous vous couchez sur le sol, essayant de reprendre votre respiration.


Je suis heureux quand vous mendiez et que vous devenez un animal de compagnie dépravé et nécessiteux, qui pleure pour les caresses de son maître. "Venez dans mes bras".

mercredi 6 juin 2018

Je veux (7)

Je veux vous faire tressaillir quand ma main s'immisce entre vos jambes et que votre moiteur est évidente. Mes gestes vous font rougir d'excitation tandis que votre cerveau déborde de dopamine, à en flotter sous mon emprise.

Je veux vous faire tellement jouir que vous allez nager dans l'ocytocine et vous noyer dans d'euphoriques pensées. Je veux vous installer dans le plaisir à chaque fois que je vous embrasse.

Je veux que vous goûtiez la libération de sérotonine et sentiez mon désir s'entrelacer au votre, telle deux vagues qui s'écrasent, vous laissant tremper dans notre passion.

Je veux vous voir vibrer de façon incontrôlable, inondée d'endorphines et vous maintenir désorientée dans mes bras, exactement là où voulez être. Je veux que vous le désiriez, le sentiez et l'embrassiez comme si c'était votre besoin préféré. Parce qu'il l'est.

Je ne veux pas seulement vous exciter et vous faire couler de plaisir, je veux que vous jaillissiez et que vous perdiez l'esprit dans l'instant, uniquement pour vous réveiller saine et sauve dans mes bras réconfortants. La chaleur et la tendresse, contrepoids de l'intensité et de la brutalité d'avant. Une transition sans heurt d'une explosion d'euphorie à un calme apaisant.

vague de plaisir

Je ne veux pas seulement vous réveiller, je veux que vous n'oubliez jamais ce moment.

mercredi 23 mai 2018

Thérapeutique? Non!

Je vois depuis quelques temps dans des textes, ou titres de photos à propos du shibari le mot "thérapeutique". Les cordes soigneraient? Le BDSM serait bon pour la santé? Exorciser ses perversions ou faire face à ses peurs ou à des traumatismes passés, transformer quelque chose de laid en beau semble être une bonne idée, mais vous devez être conscient des limites du jeu et des motivations de votre partenaire.

Il n'y a rien de mal à essayer certaines pratiques et vouloir grandir à partir de ces expériences. Mais n'oubliez pas, si le jeu peut être libérateur, ce n'est pas une thérapie. Il peut vous évader, vous laver, mais il ne va pas guérir une dépression, soigner des blessures, vous réconcilier avec votre image, votre corps. Cela peut avoir du sens et vous aider à faire face à certaines peurs que vous voulez affronter, mais cela n'effacera pas vos traumatismes, ni le stress ou l'anxiété, il peut même les déclencher si vous ne faites pas attention.

Votre encordeur, votre dominant, n'est pas votre thérapeute et n'est probablement pas un psychologue qualifié. Ne vous attendez pas à un traitement thérapeutique de sa part. Même s'il prétend le contraire.
Mais ne perdez pas de vue le but et les limites. Il est impératif que vous fassiez savoir à votre partenaire tout ce dont vous pourriez souffrir. Il aura besoin de connaître ces informations afin de prendre une décision éclairée pour jouer avec vous, ou pas, et peut-être éviter certaines choses qui pourraient engendrer encore plus de détresse émotionnelle.

Si vous avez besoin d'une thérapie, allez voir un médecin. Si vous voulez explorer les éléments les plus sombres de votre esprit et créer des liens profonds avec vos partenaires, faites-le aussi.

Mais ne remplacez pas l'un par l'autre.