mercredi 13 juin 2018

Suppliez!

Je veux que vous mendiez et que vous imploriez, pendant que vous ramper jusqu'à moi à quatre pattes. Gémissante, "s'il vous plaît".

Mes rires vous tourmentent sans fin. Vous levez la tête avec ces beaux yeux tristes, un regard de frustration, à me faire durcir de vous voir souffrir si facilement. J'ai le pouvoir de vous faire attendre. Mon non est la chose la plus brutale avec laquelle je vais vous frapper ce soir.

"S'il vous plaît ... monsieur ...... s'il vous plaît", vous allez pleurer et je vais simplement m'asseoir et me relaxer, profiter de chaque seconde en vous regardant bouillir d'un besoin brut. Vous êtes si belle, réduite à être mon animal de compagnie.

Restreindre votre liberté, attacher vos mains, ouvrir vos cuisses, vous faire perdre encore plus patience, saisir un foulard de soie et caresser doucement votre peau, pendant que j'énumère en détails les sévices que vous avez réclamé, et voir si vous voulez toujours que votre corps souffre sous mes mains.

Suppliez!

Le tissu entre vos jambes, s'humidifie rapidement alors qu'il glisse sur vos lèvres gonflées de désirs.

Mendier!

Et vous le faites avec une incroyable conviction, le besoin et le désespoir dans votre voix,  un ton fiévreux qui ne me laisse d'autre choix que de récompenser votre obéissance.

Je plonge mes doigts dans votre moiteur, vous arrachant facilement un orgasme avec d’habiles mouvements et l'ordre ferme de jouir. Vous vous penchez sur moi et me mordez le bras alors que vous goûter à cette délicieuse délivrance, si ardemment désirée et suppliée toute la soirée.

"Bonne soumise".

Ces deux mots vous libèrent du lien cérébral dans lequel je vous ai enveloppé et vous vous couchez sur le sol, essayant de reprendre votre respiration.


Je suis heureux quand vous mendiez et que vous devenez un animal de compagnie dépravé et nécessiteux, qui pleure pour les caresses de son maître. "Venez dans mes bras".

mercredi 6 juin 2018

Je veux (7)

Je veux vous faire tressaillir quand ma main s'immisce entre vos jambes et que votre moiteur est évidente. Mes gestes vous font rougir d'excitation tandis que votre cerveau déborde de dopamine, à en flotter sous mon emprise.

Je veux vous faire tellement jouir que vous allez nager dans l'ocytocine et vous noyer dans d'euphoriques pensées. Je veux vous installer dans le plaisir à chaque fois que je vous embrasse.

Je veux que vous goûtiez la libération de sérotonine et sentiez mon désir s'entrelacer au votre, telle deux vagues qui s'écrasent, vous laissant tremper dans notre passion.

Je veux vous voir vibrer de façon incontrôlable, inondée d'endorphines et vous maintenir désorientée dans mes bras, exactement là où voulez être. Je veux que vous le désiriez, le sentiez et l'embrassiez comme si c'était votre besoin préféré. Parce qu'il l'est.

Je ne veux pas seulement vous exciter et vous faire couler de plaisir, je veux que vous jaillissiez et que vous perdiez l'esprit dans l'instant, uniquement pour vous réveiller saine et sauve dans mes bras réconfortants. La chaleur et la tendresse, contrepoids de l'intensité et de la brutalité d'avant. Une transition sans heurt d'une explosion d'euphorie à un calme apaisant.

vague de plaisir

Je ne veux pas seulement vous réveiller, je veux que vous n'oubliez jamais ce moment.

mercredi 23 mai 2018

Thérapeutique? Non!

Je vois depuis quelques temps dans des textes, ou titres de photos à propos du shibari le mot "thérapeutique". Les cordes soigneraient? Le BDSM serait bon pour la santé? Exorciser ses perversions ou faire face à ses peurs ou à des traumatismes passés, transformer quelque chose de laid en beau semble être une bonne idée, mais vous devez être conscient des limites du jeu et des motivations de votre partenaire.

Il n'y a rien de mal à essayer certaines pratiques et vouloir grandir à partir de ces expériences. Mais n'oubliez pas, si le jeu peut être libérateur, ce n'est pas une thérapie. Il peut vous évader, vous laver, mais il ne va pas guérir une dépression, soigner des blessures, vous réconcilier avec votre image, votre corps. Cela peut avoir du sens et vous aider à faire face à certaines peurs que vous voulez affronter, mais cela n'effacera pas vos traumatismes, ni le stress ou l'anxiété, il peut même les déclencher si vous ne faites pas attention.

Votre encordeur, votre dominant, n'est pas votre thérapeute et n'est probablement pas un psychologue qualifié. Ne vous attendez pas à un traitement thérapeutique de sa part. Même s'il prétend le contraire.
Mais ne perdez pas de vue le but et les limites. Il est impératif que vous fassiez savoir à votre partenaire tout ce dont vous pourriez souffrir. Il aura besoin de connaître ces informations afin de prendre une décision éclairée pour jouer avec vous, ou pas, et peut-être éviter certaines choses qui pourraient engendrer encore plus de détresse émotionnelle.

Si vous avez besoin d'une thérapie, allez voir un médecin. Si vous voulez explorer les éléments les plus sombres de votre esprit et créer des liens profonds avec vos partenaires, faites-le aussi.

Mais ne remplacez l'un par l'autre.

mardi 8 mai 2018

Je ne suis pas un dominant

Ce texte n'est pas un leurre et ne diffère pas du titre où je dis que je ne suis pas un dominant pour ensuite m'exprimer de manière à me présenter comme un dominant exceptionnel. J’énonce simplement un fait, je ne suis pas un dominant.

Étonnement, il y a peu de temps, si j'entendais quelqu'un dire qu'il pensait que je ne suis pas dominant, j'étais soit mécontent, soit triste et déçu d'entendre cela. Ces deux réactions indiquent exactement pourquoi je ne suis pas un dominant, je suis trop sensible pour l'être.

J'aime contrôler, et j'ai effectivement des tendances à la domination. Je peux être têtu, indépendant, volontaire et décideur, parfois intimidant, mais je ne domine pas de façon constante.

Nous pourrions argumenter pendant des jours sur ce qui fait que quelqu'un est dominant ou pas, mais ce n'est pas le but de ce texte. Si vous vous présentez comme ayant des compétences, mais que vous n'avez pas les outils, cela va uniquement vous conduire à la déception, pour vous et les personnes impliquées.

Un dominant doit exister en dehors des temps réservés au BDSM et ne pas se limiter à ces seules interactions pour prétendre à ce qualificatif. Je ne suis pas cette personne. Je suis trop sensible, trop attentiste, parfois, trop décontracté et trop instable émotionnellement pour être vraiment une figure de la domination.

Cependant, je suis une personne intelligente, intéressante, drôle, attentionnée et gentille qui peut parfois être dominante. Surtout quand je suis serein et est confiance en mes capacités à faire avancer les choses. Jamais un suiveur, mais pas toujours un meneur.

Même si je ne suis peut-être pas un dominant, je suis certainement un homme honnête et, plus important encore, un être humain évolutif et compliqué qui essaie de mieux se connaitre et appréhender le monde autour de lui.

Un jour je me sentirai à nouveau dominant et en redeviendrai un. Mais en ce moment, je sais que je n'en suis pas un.


Parfois nous devons savoir ce que nous ne sommes pas, pour comprendre ce que nous sommes.

mardi 3 avril 2018

Parfois, j'aime me perdre

Parfois, je veux simplement me perdre. Perdre l'esprit, le laisser s'évader dans le spectacle et l'odeur d'un instant érotique. Perdre le temps, qu'il disparaisse comme les vêtements qui nous habillaient la minute précédente.

Partager secrets et désirs. Couvrir l'autre corps de plaisirs comme le seul but qui compte. Partager le temps et le laisser s'en aller sans se soucier du monde; uniquement de nous.

Mélanger douleur et plaisir. Obéissante à mes ordres comme n'ayant comme seul autre choix, que ce soit votre choix.

Perdre nos inhibition, nous trouver, nous retrouver, attirés par l'énergie naissante entre deux corps qui s'écrasent l'un contre l'autre dans un accès à l'extase.

Parfois, j'aime me perdre. Dans l'instant, dans l'autre, dans l'abîme de la passion.


C'est quand je me perds, que je rencontre le plaisir qui me permet de patienter jusqu'à la prochaine fois.