vendredi 27 novembre 2015

Rendez vous!...

Cela fait quelques semaines que nous échangeons par e-mail, puis au téléphone. Vous avez surgi comme une nouvelle planète dans ma galaxie, le lendemain d'un triste jour. Entre partage d'idées, nous avons éclairés nos journées de sourires et de rires. Depuis j'explore vos terres inconnues, je navigue à la découverte de vos océans, respire votre air et me laisse flotter dans votre ciel, sur vos nuages.

On avait prévu de se rencontrer dans deux semaines, et heureux hasard, la personne qui devait participer avec moi à un worshop de shibari annule. Pas d'hésitation de ma part et ce soir, vous frapperez à ma porte.

Nous parlerons de ce que vous aimez, de vos problèmes, de vos joies, de vos peines, de vos plaisirs, de vos envies. Plus important encore, je vais vous écouter, vraiment vous écouter. Je vous donnerai mon avis, nous plaisanterons pour apporter des rires à la conversation. Je vais vous écouter comme si vos mots étaient les plus importants, parce qu'ils le sont.

Je vais nous préparer un repas, accompagné d'un bon vin, mais la chose la plus délicieuse à table sera vous. Je vais vous admirer, laisser mon regard vous découvrir et imaginer les plus délicieuses tortures pour vous faire jouir lorsque nous serons seuls, nus, ne portant rien d'autre que nos désirs les plus profonds.

Je ferai en sorte que vous compreniez à quel point vous êtes belle, pas uniquement le penser, mais aussi que vous le lisiez dans mes yeux, mes mots vous l'affirmeront telle une conviction que vous ne pourrez nier. Vous allez tellement le ressentir, que je vais vous envelopper de votre propre beauté et vous blottir en elle.

Je vais vous choyer, vous traiter avec respect et courtoisie, mais je le ferai sans oublier l'homme primaire, bestial, pervers, sexuel, que je suis sans aucun doute. Je vais vous transpercer de mon désir, et vous me supplierez de vous coucher sur mes genoux...

Je vais avoir beaucoup de pensées en vous voyant cette première foi, mais elles seront toutes de la couleur de l'honnêteté de la franchise et de l'affection.


Dans mes bras, vous m'avez abandonné vos peurs
Dans mes cordes, nous nous sommes accordés
Sur mes genoux, vous m'avez offert vos larmes
Sous mes draps, vous m'avez ouvert votre corps
Mademoiselle, votre beauté n'a d'égal que votre cœur

lundi 23 novembre 2015

Les flammes du désir.

Il faisait chaud, vraiment chaud, comme s'ils étaient léchés par les flammes d'un brasier. Mais il n'y avait pas d'incendie, uniquement deux âmes lascives qui veulent ravager le corps de l'autre et s'enlacer dans une passion magnifiquement destructrice.

Leurs mains ancrées à la peau de l'autre, son dos contre le mur, il pesait profondément en elle. Piégée, ses râles reflétaient ceux d'un animal en cage... Tout ce qu'il pouvait entendre étaient ses gémissements et ses cris, réclamants une évasion dont elle ne voulait pas, appelants une jouissance libératrice. Ils se déplaçaient ensemble, la danse de deux êtres s'abandonnant l'un à l'autre, explorant leurs régions sexuelles les plus sombres.

Être piégée était sa liberté de plonger plus profondément dans ses désirs, arrimée à sa détermination de percevoir ce moment, elle voulait être traitée comme un animal et prise avec force, laissant son corps et son esprit sombrer dans une paisible reddition.

Sa main trouva le chemin de la gorge, au début, une prise douce pour susciter son attention, progressivement accentuer la pression et qu'elle réalise qu'elle lui appartenait, sous sa volonté, obéissante. Elle s'est enfoncée profondément dans son regard, aux pupilles colorées par la soif et la détermination de la posséder. C'est à ce moment qu'ils ont réalisé à quel point il faisait incroyablement chaud. Mais il n'y avait pas d'incendie, seulement deux âmes lascives, en corps à corps sur le chemin de profondes émotions.


La fièvre d'une passion dans les flammes du désir.

jeudi 19 novembre 2015

Un câlin

Un martinet, une cravache, une ceinture, un fouet, un paddle, une badine, des mains, des cordes, des chaines, du cuir. Étouffée, mordue, contrainte, offerte, suspendue, humiliée, malmenée, giflée, à genoux, ou simplement liée par les mots et le regard de son Maître. Il y a une liste incroyable de possibilités pour vous amener dans les étoiles.

Mais parfois, tout ce qu'il faut afin de vous perdre, est la tendresse de quelqu'un qui se soucie de vous. Un câlin sera une explosion de plaisir aussi forte que toutes les rugueuses attentions que je pourrai vous servir.

Une fois de temps en temps, vous vous perdrez dans le jeu et irez directement à ce besoin de réconfort, car certains jours vous aurez uniquement besoin d'être embrassée et pas fessée d'avantage.


Parfois, un simple câlin est la seule attention dont vous aurez envie et c'est parfait si c'est ce dont vous avez besoin!

samedi 14 novembre 2015

L'horreur...

Je me lève, petit déjeuner tranquillement, un début de week-end comme les autres.
Je relis une dernière fois mon dernier article et le poste.

Une douche de l'eau bien chaude, la radio, et là brusquement l'horreur!!!!

Une immense tristesse face à cela...
J'espère que tous mes amis vont bien, j'ai une immense et profonde pensée pour toute les personnes choquées, blessées, décédées.



 Pas de haine, continuons à vivre et à s'aimer. C'est la seule réponse possible.

Larmes de confiance

Elle m'avait demandé de la fesser à en pleurer. Elle m'avait demandé de ne pas m’arrêter même si elle me suppliait de le faire ou qu'elle hurlait son safe-word. Elle avait besoin que je continue et que je l'amène à dépasser sa zone de confort, ses doutes, ses pensées. Elle m'avait dit vouloir être liée, les yeux bandés et recevoir la fessée la plus dure que je puisse lui donner. Surtout elle avait ce besoin absolu de se laisser aller.

J'ai dû alors être capable d'embraser mon sadisme pour quelqu'un que j'aime vraiment. J'ai eu besoin d'elle pour me voir dans cet état, haletant et grognant à chaque coup de mon martinet flagellant son corps. J'ai dû moi-même lâcher prise et embrasser sa confiance, la protéger, l'honorer et lui offrir les marques et les ecchymoses qu'elle voulait désespérément. Mais surtout, j'ai dû briser ses murs afin que je puisse seul la ramener vers la sécurité, dans mes bras réconfortants et partager un moment de confiance et de compréhension.

Elle voulait évacuer tout le malaise qu'elle avait accumulée, ses doutes, ses angoisses, tout ce qu'elle avait absorbé et qui l’empêchait de dormir, de respirer ou simplement de sourire. Elle voulait être annihilée et enfin, lavée de tous ses troubles. Même si cela était temporaire. La seule chose sur laquelle elle voulait se concentrer était la douleur. Chaque terrible coup sur son corps faisait écho à son âme. Au début, elle se raidit, pour se libérer de la servitude du dégoût de soi. Puis elle se détendit et commença à se détendre dans la nature tranquille et sublime de son abandon. La sensation de brûlure sur son cul enflammé était très sensible et augmentait de plus en plus à chaque claque. Elle reçut, éprouva, absorba jusqu'à ce qu'elle fut ébranlée à en trembler et pleurer. Les larmes lui vinrent lourdes et dures. Elle sanglotait, comme au milieu d'un drame. Elle était tragiquement belle, confinée dans ce moment d'autodestruction qu'elle s'était imposée par nécessité. Nous avons adoré tourner le laid en beauté absolue.

Encore liée, sur le ventre, elle était libre, une liberté que seul ce moment pouvait permettre. Je me tenais au-dessus d'elle, mais en substance, je n'avais jamais été aussi proche d'elle, nous n'avions jamais connu un tel instant.

Une fois détachée et je l'ai rapidement prise dans mes bras pour la serrer contre moi. Je l'ai consolé et réconforté. Alors que des larmes s'écoulaient encore sur ses joues, apparu son merveilleux sourire. Je caressai ses cheveux doucement et embrassai ses larmes. Après quelques douces paroles affectueuses, elle a commencé à flotter, ivre d'un état-second dans une lumière d’apaisement, elle était exactement où elle voulait être. La tension et le doute avaient laissé place à une femme belle et douce qui n'était pas simplement contente, elle était heureuse et sereine.


Le plus important, et même si ce ne fut que pour un bref instant, elle était libre, libre de tout ce qui torturait son être et cette liberté, elle me l'a offert. Je n'oublierai jamais cette première fois où j'ai fait pleurer une femme aimée lors d'une telle fessée.